Richard the third

BUCKIGHAM : Le roi Edouard, titillé par le cliquetis incessant de la mort, a réuni autour de son lit ceux qu’une haine mortelle unit. Il t’attend, Richard. Ton frère désire quitter cette terre l’esprit en paix. Il refuse d’abandonner son corps à son triste sort avant de voir sa femme, Hastings et toi vous lier dans l’amitié.

RICHARD : Edouard a toujours été un utopiste.

BUCKIGHAM : Edouard a toujours été un sombre connard misogyne. J’ai pris la liberté de parler pour toi. Richard est souffrant, j’ai dit, mais il ne désire rien tant qu’oublier les querelles du passé et vivre dans la plénitude de sereins sentiments. La reine, alors emplie d’espérance, a eu cette belle pensée « qu’en ce jour de fraternité, Clarence soit libéré ! »

RICHARD : Mais Clarence est mort…

BUCKIGHAM: Tiens-toi prêt Richard

Le trône bientôt sera le tien

De jeux, l’Angleterre ton terrain et ses sujets tes jouets

L’été est à nos portes

Pour l’autre fils de York il va faire son entrée

Je l’entends chuchoter

Richard…A régner prépare-toi

Les cloches s’apprêtent déjà

A hurler à la terre le trépas de ton frère

Il n’y aura plus de roi

Je vois les rideaux noirs lentement se refermer

Sur le cercueil en or

Les larmes de la Reine en vain se fracasser

Contre le corps d’Edouard alors de vers rongé

Frappe Richard, Frappe à mort!

Arme-toi de tes mots plus fatals que la peste

Infecte-les qu’ils en crèvent

De cette maladie funeste

Mettons un terme à cette grotesque tragédie

Le décès de ton Clarence bien aimé

Je vais en informer sa Majesté et ta belle-famille chérie

RICHARD: Non, Buckingham. J’enverrai moi-même

Le dernier frère qu’il me reste… en Enfer.

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